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Ma Plume

La fille qui fuyait son destin : épisode 1 BIRTHDAY BLOG SERIES CINQ

En ce temps-là, le village mûgum était sous le règne du terrible Ndé. Il était si rude et si exigeant envers son peuple que celui-ci le haïssait. Le roi était un misanthrope autocrate qui prenait toutes les jeunes filles qu’il rencontrait pour épouse. Non content d’avoir déjà plus de 80 épouses de son village et des contrées voisines, cela ne lui paraissait en rien excédent. Il suffisait que lui ou l’un de ses notables rencontrent une jeune fille du village jugée attrayante aux yeux de ceux-ci ; aussi jeune et innocente fut-elle, pour qu’elle devienne son épouse. Son notable principal, le vieux Takeu rodait dans les ruelles et les pistes du village à longueur de journées. Il explorait les concessions familiales les unes après les autres, afin de s’informer sur l’âge des jeunes filles dans chaque concession, puis produisait plus tard, un rapport au roi. Pour certains parents, cela relevait d’un prestige de voir le roi choisir sa fille pour épouse. Le vieux Wafo par exemple n’en finissait pas de se réjouir dans tout le village du fait que ses trois filles aient convolé en justes noces quelques jours plutôt. En effet, Mal’la, Mabè et Matsinkou avaient quitté la maison familiale quelques jours plutôt en larmes. Elles s’installaient au palais royal respectivement comme 81e, 82eet 83eépouse du roi. Pourtant aucune des jeunes filles n’était âgée de plus de 18 ans. Ma’ Maku’u la mère des jeunes filles, n’en finissait pas de se plaindre et de pleurer le sort de ses trois pauvres filles. Surtout Mabè qui poursuivait pourtant de brillantes études primaires à l’école du village.

Ma’ Magne, meilleur ami de Ma’ Maku, était la seule femme veuve du village. Elle avait perdu son dernier mari lors d’un conflit qui opposait le peuple Mûgum à celui de L’leng. À la fin du conflit, Ma’ Maku avait envoyé sa fille unique Sandrine auprès de sa petite sœur à Feu’ssap’, la grande ville pour y poursuivre ses études. Sandrine était une jeune fille gracieuse, bien éduquée et très gentille. Partie du village depuis longtemps déjà, elle devait être à présent une jeune fille « prête pour le mariage » comme on dit chez les Mûgum.

Peu de temps après la dernière vague d’épousailles forcées organisées par le roi, voici, une nouvelle arriva au village, selon laquelle il fallait cesser les déplacements en ville à cause d’une grève des transporteurs qui y sévissait. Feu’ssap’ était devenu un lieu sans aucune sécurité et il fallait que même les cultivateurs du village qui y allaient souvent faire écouler leurs produits cessent tout simplement de s’y rendre. Ma’ Maku qui s’inquiétait pour sa fille entreprit de se rendre en ville afin de la ramener à ses côtés. C’était d’après elle, le seul moyen de dissiper ses craintes car, Sandrine était le seul être cher qui lui restait au monde.

Feu’ssap’ est situé à sept kilomètres de Mûgum, avec 300 frs on peut s’y rendre par l’un de ces taxis de fortune qui traversent le village de temps à autre ; mais à pied, il faut toute une journée de marche rigoureuse. Ma’ Maku ne pouvait pas s’y rendre en voiture car elle n’avait non seulement pas d’argent, en plus avec la grève, quelques rares véhicules qui parvenaient au village, pour des questions de sécurité, ne pouvaient plus.

 

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Ma copie de : Lettre à ma fille de Maya Angelou

 

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En attendant demain pour la suite de l’aventure

Sophia

admin@sophiakendrick.com
Traductrice-Rédactrice de profession, l'écriture est une grande passion pour moi. Je suis également intéressée par le Leadership Féminin ainsi que la mode et le style.

Commentaires

Felix
octobre 5, 2018 à 2:57

Les noms mentionnes dans cet article c’est la patte, pas facile a decripter du tout, maaassa



Pamela
octobre 5, 2018 à 3:33

Je me souviens avoir lu le début de ce roman au lycée et c était déjà super. J attends la suite ooh



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